Les Derniers hommes
On est assis assez souvent.
Devant l’étage à gauche
En bord des yeux des noms sacrés.
On – c’est hood, on est rude boyz
Dose et fausse pioche on les traces
Sur des murs infinis, mon amour.
Ah ! comment ? fit-elle, par hasard.
Je te brusque ? je euh ! vous ai vu
Dans d’autres vies qui sont résolues.
Vaste question dorée navrant frits
Ma cage est ouverte sur huile flanquée
Planqué les gosses ici, on boss jusqu’à l’os
Le morse, le charlatan et le chalumeau
Je me demande entre nous « Harry Potter »
Où tu as vu que nous serons doux ?
Il chante du bob dylan, froissé par son heure
Qui digère des fleurs aux épines cassées
Je t’offrirais des bouquet de fusains pour seins.
Ils ne m’ont pas prévu, ce n’est pas vrai
Personne ne peut me le prendre
Je suis ton reflet, pas ton ennemi.
Où est l’échappement dans cette pyramide
J’en sortirai, sans doute, vainqueur
Je les haie, que veux-tu c’est la vie, comme ça.
Je suis ton reflet, pas ton refré
Biomes chimique et adn authentique
Je suis l’homme hurricane, Jekyll, un meurtrier.
Tissons et tessons font la pareille dans la teil’
On est la vandale mentalité, je n’arrête pas
Je suis à l’ombre d’un coktail Molotov
Le culot de la boutanche est devenu un calibre
Je nais dans l’eau, je chie dans l’eau
La mort est en haut et en bas des escaliers :
Arrête mec ! oligarques de la Banalité du franc
Sérieux je libère mes phalange, je défouraille
Laisse-moi rêver que les ombres flirtent en silence
Demandant au sheitan ma part de ténèbres pour Savoir
Ce qu’est le goût de l’Eros, ah merde ! je délivre
Des fumées dangereuse et toxique sans en faire profit
Mes Ces BAC, eux veulent ma carne sur le mur plantée
Comme une cible sensible aux crucifix et sous écrous
Je me dissipe je me dilue et la chèvre bêle à la lune
Comme un loup déguisé en homme…
Tu chante comme un Roumain dans un asile
Comme un exil perpétuel – tu l’imagines encore.
Parfois je voudrais que l’on soit tout deux là
A écrire nos défiances d’artiste undaground
Comme des héros d’antan, le monde a changé.
Ça serait très beau, comme vous l’êtes vous
Moi je suis gris et triste comme le temps écoulé
Sous le totem des bien heureux macabres
Oui, tu sais – soupir – je n’ai pas le cœur à eux
J’ai beau vouloir le million cash en faisant le million
Mais je m’en fiche. Quand t’as tout ça ?
Fabien, dit souvent que c’est pas vraiment un choix
Et dans l’étui on fourre nos flingues à rouge
Pour devenir des gens de paix sans histoires
C’est ça ! la poésie ! alors je veux être tout autre
La finitude de mon époque veux des réponses
Pas de ces vieux livres. Mais ils ne veulent pas penser à ça.
Ils veulent du gucchi et du pétrole dans la pommade
Pour faire des babys avec spermes sur E-bay
Tu sais rimer l’époque c’est de la merde fatiguée.
J’en fourre une purée dans le sopalin
Mon bas ventre n’a plus d’avenir désormais
Je vais rire des gens très sérieux et riches
Je suis une banque sans billet, demande au braco
Que des amphores pleine de cailloux et d’graine
Mauvaises toujours, à un moment l’entendre ça marque !
Pour toujours ? toujours toujours toujours
Je suis larvé dans mon plaide je rêve
D’y être avec ana Akhmatova, dans le dictionnaire.
Ça tu n’imagines même pas ce rêve de fou
Je le monte en l’air comme ballon d’baudruche
Jamais répète-t-il jamais pauvre syssiphe
J’en est que des envies de crachats en ver-tra
Pour leurs rendre la pareille et faire mieux qu’eux
Chaque jour ne me rend pas meilleur, juste distant.
Asphyxié est un mot étouffant à écrire.
Je voudrais pondre un nouveau chapitre
Mais ça n’a plus tellement de sens sans rien.
Rester petit, petit, sans grande audace et faire le cyrano
J’ai trop vu leur mensonge devenir des héros
Rimer et rosée c’est ma tournée aux fleurs embuées
Sûr ! elles ont toutes mon respect, tu les connais
« il donne des noms au coquillage » rit-elle
« le riton à une vis dans le citron en plus »
J’en ris suffisamment pour être heureux aux larmes
Et je bande au micro parfois, depuis 10 ans déjà
Je ne sais plus pour qui ni pourquoi ?
Un jour je me souviendrais ou j’oublirai de vouloir
Plus qu’il n’en faut, m’asseoir comme aux premiers jours
E.T. blanc dans une cocotte orange prêt à tout péter.
A côté de ces mots des marches infinies d’un vide
Je me demande où mène cette vie de marge déjantée
Alors je continue, mon amour, d’espérer, ta silhouette.
Et peut-être, oui, un peu, une réponse sur nous.
Parce que j’ai plus de temps aujourd’hui
Si tu savais ce que j’ai soulevé dans mon dos
Le cœur à des trous béant des bulles de lave
Un terminus. Pour cesser de le dire sans raison
Puisque mon amour est une prison.
Et je sais de quoi je parle, c’est la rumeur qui hante
Tourne en rond sans réponse c’est ça la prison
C’est écrire sur une porte « ici s’arrête l’homme ».
MoonZ : 09/09/2026
les nuages sont des voitures blanches
les nuages sont des voitures blanches
❝ tu dois avoir envie de passer le reste de ta vie avec toi-même avant-tout ❞
Rupi Kaur
Rupi Kaur
Re: les nuages sont des voitures blanches
héhé merci
❝ tu dois avoir envie de passer le reste de ta vie avec toi-même avant-tout ❞
Rupi Kaur
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