Si j’écris, je m’améliore chaque jour. Je fais tourbillonner cet énergumène tourmenté dans un théâtre de feuilles fauves et de châtaignes, comme des étoiles tombées mûres avant l’âge des ténèbres. Je suis le chaos inventé de l’espèce humaine, cette tendresse qui me saisit quand je pense à la scène de nos vies valdinguées. Les mots cassent le charme parfois, moi, genre, ils l’exaltent, je suis un faiseur de bourgeon avec des crayon gris attrapés au nuages du ciel nuageux. J’accroche des blues sombres dans la mélodie de mes pas de violon russe. Je suis un stradivarius quand je traine mon archer sur le siège passager. Nous sommes Troie, lui dis-je, c’est pour ça qu’ils ne trouveront jamais Paris dans les ruines du bout du monde. Je suis la gloire achilléenne : je suis Achille. Je suis la muse, le héros désiré des hommes, pour leur permettre de conquérir l’impossible. J’ai offert aux cœurs des plus fous des montures d’émotions pour renverser l’heure du monde. au nom de Rois et de Reines, j’ai commis toutes les aberrations et horreurs humaines et les dieux m’ont donné la cheville d’aphrodite. Je suis dans un siège baqué avec Bacchus autre nom que Dyonisos, je suis le vin vieux et épicé et la fontaine de sang où on crucifie le christ pour boire le sang du divin. Les dieux m’ont récompensé d’être le grand héros d’une tragédie morale. Parce que je suis immoral.
J’aurais voulu faire ce genre de chose avec des pages vélins ou sur vynil, mais je suis le vilain et le perfide, ma compagnie glorieuse, mes glaoui : cupide et stupide. Nous sommes les ombres « sipide » dans la brutalité de la morosité ordinnaire. Je suis tellement speed, mec, que je peux rattraper des trains organiques en sautant d’un pont, sous le contrôle de la résistance. Je te raconte l’histoire, que je veux, comme je le peux, mon cœur est un écho du dimanche, un conte moderne dans l’uchronie des rêveurs qui aimerait tant remettre Hitler au pouvoir aux États-Unis. Je suis ma patrie, mais pas comme mouton, je suis dans mon manteau de pluie, la journée s’annonce longue. Je peux te faire ce miracle qui donne le sens à l’amour, je peux te faire un enfant. Mais je préfère être beaucoup plus l’enfant cabotin dans une pièce de théâtre absurde, sous les yeux d’Ionesco, avec des lentilles de contact dans l’assiette, prêt à faire une guerre très sérieuse au petit pois. Et je suis la Loi de l’emmerdement maximum pour les gens qui ne savent plus réfléchir avec le cœur et un brin doux d’humanité. D’où tu penses pouvoir imposer a la déclaration des droits de l’homme ta vision de putaclick, je suis très sûr et tout à fait certain que tu ne sais pas de quoi tu parles, bébé. Suce-moi ! Marianne est la seule figure de proue d’une nation dont les seins sont à l’air. Alors, chantons la mamelle de la république et le sang des innocents pris par la mort qui tombe comme les châtaigne, les étoiles achevées et les murs de la cité troyenne. Je suis la haine, la guerre est mon royaume. J’ai incliné l’audace et soulevé la robe de bure de l’église pour lui faire un enfant nouveau et prodigieux. Je crois que je veux être le père derrière la porte, assis dans sa cuisine, qui rumine sur sa vie pendant que nos gosses s’éclatent à devenir ceux que nous n’avons pas pu être. Peut-être parce qu’il faut 7 générations pour changer le monde, et je suis le monde dans l’histoire de leur famille affreuse. Le souffre-douleur qui se rebelle contre le sort je suis la 7ieme lettre de l’alphabet, je suis la quatrième voyelle qui unie dans le cercle rap et slam, je suis l’alliance parfaite, je suis la gen’ qui assasine, le dénominateur commun entre guerre et paix, je suis l’homme. Ils sont des gnomes et moi, je chante à l’orage dans vos yeux : mais quel culot !
légende par ennui
légende par ennui
❝ tu dois avoir envie de passer le reste de ta vie avec toi-même avant-tout ❞
Rupi Kaur
Rupi Kaur