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pol cheva et le cheval sans peau

Publié : 14 sept. 2026 13:23
par Moon2
Le temps était improbable.
Entre la vie et la mort,
N’est-ce pas déjà l’espoir ?
Maintenant, c’était savant,
De ce qu’on imagine dans la philo.
Sagesse des astres ou secrets
Je l’ignore et je préfère ne pas savoir.
Pardonnez-moi, le monde m’épuise.
Voyez-vous ? Partout se montre l’horreur.
L’ennui me guette, la mort est tueuse
De géants; tueuse d’enfants, comme la guerre.
Alors le temps est à la guerre, n’est-ce pas.
Je m’estime capable de choisir ma patrie
Mon flegme est légendaire, statue colossale
Jetée au sol, comme à Stalingrad
Ils parlent tous comme des touristes
La place rouge, sans courir après les oiseaux
Avoir grandi dans ce spectacle, là-bas.
Moi, j’ai toutes les vies des hommes !
Moi, j’ai appris du pichet et du temple
Que la liberté d’une fleur est dans l’amour
Du travail bien fait, par les butineuses.
Nous produisons, c’est notre seule lutte
D’autres non, d’autres échappent, d’autres échangent.
Partage, les Occidentaux sont des cons.
Ils mangent leurs enfants devant la télé
Très distingué, très in, très fashion
J’ai vu les enfants dévorés, les géantes rassasiées.
La poésie est une géante aussi, oui, bien sûr
Mais un tas de monstres le sont avant elle
La poésie joue en dernier chétif et sauvage
Farouche guerrière de quelques odyssées fameuses
Je me livre au serpent ailé, dans la lutte
Pour le peuple de la montagne sacrée
Celle où l’on fit construire un temple
Devenu un hymen ouvert dans la lumière du temps.
Nous sommes à l’origine du monde, chantent les muses.