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je sais - dit

Publié : 29 oct. 2026 16:13
par Moon2
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je m'éclate...


J’ai cuvé un vécu, leur verset sur l’écu, j’ai enculé le portier. Rien à foutre d’être dans leurs papiers. On fait le chiffre, on s’éclate, on garde le cap là où c’est hard. Qui veut tester les raisons de la colère ? Un sale barde. Dans le village des Gaulois, je golri — moonZ, je suis l’arme fatale. T’as la face du mal dans les fesses du cellophane, et tu parles encore de justice et d’égalité à un système qui se fout de nos drames, arrache des familles et crache des flammes de propagande raciste.
Je relis Maïakovski, j’écoute Gorgio, je suis noir et bleu comme le pétole. Comme Pétro, je connais mon rôle, et je sais pas c’est quoi la pitié dans le dico. Des dictons et des maximes, c’est leur seul moyen de tenir au barreau. Les lois sont bafouées par ceux qui les élisent, mais les esquivent pour un fait. Leurs valeurs sont pipées, leurs dés servent aux geishas et aux clés des gadjis. Tous des gags avec des gadgets à 3M pour faire la paire avec la gloriole. Viens que je golri avec leur armada en carton-pâte, qui casse pas trois pattes à un canard. Les chiottes sont nimbées de leurs punchlines, comme si les ados ont la chiasse. C’est tellement la merde sur Terre qu’on rêve de l’espace et des liasses.
Que rapporte une seconde de passage télé avec une étoile de Mario, le BOSS ? Grosses putes et prédateurs sexuels sont aux commandes de la politique audiovisuelle, et les bouffons comme Bolloré servent de marionnettes. Plus besoin de Guignol. Je tire mon litron d’encre avec un sourire de Gnoll, plus besoin de gnôle. Je change chaque mois de groles tellement j’ai un dressing dans la rue : « servez-vous ». Dans le rendez-vous de la mort, dents contre ce système défaillant — mais je suis bon. Alors je lâche le mors et tire un caillou le long de ta colonne vertébrale, cool. « Mais qui a mis ce mec dans le champ ? » gueule la régie, avant de ramener Léa sous la douche. Si tu touches, tu payes. Je jure que Léa est terroriste, pire que Maud. C’est ça : regarde les mouches ou écoute les mots qui sortent de ma bouche. Qui sait ce que ça va devenir dans un proche avenir ? Le monde sera-t-il un suicide squat rempli de crackeux ?
Yo, mec de Dreux, 2-8 : je pose problème depuis les descentes rue des Rochelles. Fils de Michel, ne viens pas me prendre à mon deuil : j’ai à droite le flingue, à gauche l’œil. Je tire dans les feuilles d’herbe le destin terrible des architectures merveilleuses qui écrasent sous leurs ombres le nombre grandissant d’une population lassée par leurs flûtes. C’est la guerre dans mes hémisphères. Je suis un fils de la Terre, mon frère, laisse-moi faire. Dans la chute, je vole comme un Arabe dans les médias ; je vole comme le dindon de la farce. En presque rien, on devient l’axe du mal, un génocide dans les esprits perturbés, et des lois israéliennes dans les urnes. Je suis devenu un Palestinien sans le vouloir, parce qu’on vient de rien et qu’on cherche nos valeurs. Alors je roule un spliff et Jah bless.
Qui va sauver le monde à regarder dans la bonne direction ? C’est pas dans la tendance. Plutôt faire danser des gamines de 19 ans devant des milliards d’enfants voyeurs en applaudissant. Et pendant que Saïd apprend à construire sa propre maison dans l’oued, ici on se demande comment se terminera le prochain GTA. J’ai de plus en plus peur, mais je rêve beaucoup plus : être devant Rimbaud comme âme sainte. Je trinque mon diable rouge, comme un pirate furax. Je suis la fin du monde vu leurs plaintes. Si je dois les feinter, je mettrai du GHB dans leurs pintes, qu’ils oublient le plaisir de se faire baiser. C’est tellement la vérité : le nez plein de MD, je suis pas dans leur zen, je suis une sommation de la rue qui demande, avant qu’il soit vraiment trop tard, qui a raison dans cette prison à ciel ouvert où les HP sont des zoos pour la plupart des membres d’une famille qu’on cache derrière les portes closes des centres d’une vieille façon de voir les choses. Si tu ne penses pas comme eux, tu es dans l’camp adverse, ou tu es fou et suicidaire, et c’est la mort dans l’âme que tu te cachetonnes, parce qu’ils ont décidé que tu es plus dangereux qu’un criminel quand tu es sensible.