après j'arrête :)
Publié : 29 oct. 2026 20:03
Dans ma tête, je plains le type qui traîne son âme dans ma plomberie,
des RAR, des ZIP de l’art de la zip, des kills, des morts dans la penderie.
Dans ma tête, j’ai même un petit épicier du coin, cerveau temporaire,
qui bat la rythmique blues sous weedlack, dans le feu sur ma tempe, un feu grégaire,
me demande de me plier à la marche de la moutonnerie des gens ordinaires.
Je veux être un héros, je suis pas Balavoine, je m’en bats d’la vie, je veux l’or, dit nerf
de la guerre. Je suis un alchimiste, dit mon père ; un meurtrier, dit ma mère.
Dans ma tête, j’ai deux millénaires d’apprentissage à assimiler en un siècle, et encore.
Je suis large tellement c’est hardcore : vu mon âge, je m’arrêterai avant un nouveau corps.
Avec les avancées de la science et de la médecine, je suis sûr que la mort
a de beaux jours à vivre. Dans ma tête, je vois que des fantômes de cauchemar qui rêvent
de leur faire à l’envers la Cène, pour que tous les Judas crèvent.
Mais c’est un problème de traîtres : je parle pas avec eux, je suis un mec honnête et généreux.
Les képis de la rue, d’la haine, disent que je suis gentil ; sifflent mes fautes de dingue heureux.
Dans ma tête, on est plus que deux : on est tout droit sortis d’un wagon de la Mannschaft.
Dans ma tête, vise direct la lumière. Je suis pas sado ou Sganarelle.
Dans ma tête, truc de malade : j’ai un imaginaire, je te parle de mondes
pour faire tourner les haches au son d’une balade,
dans les pics de la bande-son d’un millénaire qui perd son air
et sirote de la codéine en montagne,
sur le dos d’une autruche traditionaliste qui chante en Autriche
les flammes du repaire de l’aigle.
En faisant un cirque de forains aux autorités du karma, j’en ai rien à foutre, j’ai faim.
Dans ma tête, c’est le même problème : c’est comme un putain de cafard saturnien
qui regarde dans la fête les trucs qu’il peut pas se payer,
parce que ça vit de merde, ça la passe à fumer de la merde et à perdre
la tête du peloton pour regarder la lune des prophètes sombres,
des poètes urbains dans les cendres et l’herbe brûlée par Attila.
C’est mon zrab, j’vis comme ça, entre crime et rime, sur la corde sensible.
Funambule comme Grand Corps Malade, je danse sur trois pattes
avant l’heure des EHPAD en crise.
Je brise le silence, je suis déjà-vu,
comme la gloire au bras d’un danseur de flammes en tutu rose.
Et je fais chanter les étoiles pour qu’elles me rapportent mon fuel,
l’essence de la vie, et ma « Rose ».
Dans ma tête, citoyen du monde, je rêve du Porsche au bras de la Great,
me demande pas pourquoi.
Je suis un iceberg en éruption, un Thunderbird en mission
pour les hommes de paix et de foi.
Je reste, dans ma tête, la gargouille de Dieu, gardien des prières
et vraie terreur pour l’enfermement.
Savent tellement plus comment me gérer qu’ils m’ont demandé
de me casser de leur bâtiment.
Dans ma tête, je suis mort de rire…
Dans ma tête, je suis mort de rire.
Pas de refrain à vous dire.
Je deale mon temps perdu
dans une rue qui ressemble à ma tête :
une impasse où la lumière passe
du lundi au huitième jour autiste.
Plus qu’artiste, dans ma tête je suis Otis.
J’ai le riddim et j’aile comme sur les sachets de riz,
ma paire de grolles genre Hermès, messager des dieux.
Dans ma tête, je suis un super-héros.
Dans ma tête, je suis en colère :
la seule patriote de mon corps, ma patrie.
des RAR, des ZIP de l’art de la zip, des kills, des morts dans la penderie.
Dans ma tête, j’ai même un petit épicier du coin, cerveau temporaire,
qui bat la rythmique blues sous weedlack, dans le feu sur ma tempe, un feu grégaire,
me demande de me plier à la marche de la moutonnerie des gens ordinaires.
Je veux être un héros, je suis pas Balavoine, je m’en bats d’la vie, je veux l’or, dit nerf
de la guerre. Je suis un alchimiste, dit mon père ; un meurtrier, dit ma mère.
Dans ma tête, j’ai deux millénaires d’apprentissage à assimiler en un siècle, et encore.
Je suis large tellement c’est hardcore : vu mon âge, je m’arrêterai avant un nouveau corps.
Avec les avancées de la science et de la médecine, je suis sûr que la mort
a de beaux jours à vivre. Dans ma tête, je vois que des fantômes de cauchemar qui rêvent
de leur faire à l’envers la Cène, pour que tous les Judas crèvent.
Mais c’est un problème de traîtres : je parle pas avec eux, je suis un mec honnête et généreux.
Les képis de la rue, d’la haine, disent que je suis gentil ; sifflent mes fautes de dingue heureux.
Dans ma tête, on est plus que deux : on est tout droit sortis d’un wagon de la Mannschaft.
Dans ma tête, vise direct la lumière. Je suis pas sado ou Sganarelle.
Dans ma tête, truc de malade : j’ai un imaginaire, je te parle de mondes
pour faire tourner les haches au son d’une balade,
dans les pics de la bande-son d’un millénaire qui perd son air
et sirote de la codéine en montagne,
sur le dos d’une autruche traditionaliste qui chante en Autriche
les flammes du repaire de l’aigle.
En faisant un cirque de forains aux autorités du karma, j’en ai rien à foutre, j’ai faim.
Dans ma tête, c’est le même problème : c’est comme un putain de cafard saturnien
qui regarde dans la fête les trucs qu’il peut pas se payer,
parce que ça vit de merde, ça la passe à fumer de la merde et à perdre
la tête du peloton pour regarder la lune des prophètes sombres,
des poètes urbains dans les cendres et l’herbe brûlée par Attila.
C’est mon zrab, j’vis comme ça, entre crime et rime, sur la corde sensible.
Funambule comme Grand Corps Malade, je danse sur trois pattes
avant l’heure des EHPAD en crise.
Je brise le silence, je suis déjà-vu,
comme la gloire au bras d’un danseur de flammes en tutu rose.
Et je fais chanter les étoiles pour qu’elles me rapportent mon fuel,
l’essence de la vie, et ma « Rose ».
Dans ma tête, citoyen du monde, je rêve du Porsche au bras de la Great,
me demande pas pourquoi.
Je suis un iceberg en éruption, un Thunderbird en mission
pour les hommes de paix et de foi.
Je reste, dans ma tête, la gargouille de Dieu, gardien des prières
et vraie terreur pour l’enfermement.
Savent tellement plus comment me gérer qu’ils m’ont demandé
de me casser de leur bâtiment.
Dans ma tête, je suis mort de rire…
Dans ma tête, je suis mort de rire.
Pas de refrain à vous dire.
Je deale mon temps perdu
dans une rue qui ressemble à ma tête :
une impasse où la lumière passe
du lundi au huitième jour autiste.
Plus qu’artiste, dans ma tête je suis Otis.
J’ai le riddim et j’aile comme sur les sachets de riz,
ma paire de grolles genre Hermès, messager des dieux.
Dans ma tête, je suis un super-héros.
Dans ma tête, je suis en colère :
la seule patriote de mon corps, ma patrie.